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Fiche de connaissances

L’observation des oiseaux… Un plaisir renouvelable au gré des saisons

Collaboration spéciale de Monique Berlinguette, ornithologue émérite

La saison phare

Observation d'oiseauxL’été, nombre d’espèces nicheuses sont au rendez-vous et les visiteurs ont la chance de les voir évoluer dans leur habitat respectif. Une quinzaine de parulidés y nichent, dont la paruline à gorge orangée. Il ne faut pas hésiter à se rendre du côté nord du parc; le randonneur pourra, entre autres, y rencontrer le piranga écarlate et l’oriole de Baltimore.

La lumière de fin d’après-midi est idéale pour l’observateur qui souhaite s’attarder sur la digue Choinière. En plus des canards et goélands, il pourra voir évoluer le héron vert et de nombreuses hirondelles bicolores et rustiques. On peut aussi enfourcher son vélo sur la piste cyclable de 18 km, qui fait le tour du parc, pour visiter l’ensemble des habitats.

Grand-ducPlusieurs oiseaux de proie choisissent le parc pour élever leurs familles, notamment la petite buse. Souvent, l’urubu à tête rouge survole paresseusement le site. Des visiteurs ont déjà observé un grand-duc d’Amérique en duvet, tandis que des campeurs se sont endormis au son de la chouette rayée.

La saison des migrateurs

Bécasseau minusculeL’automne commence en août avec le passage des oiseaux de rivage. Quantité et diversité varient en fonction des berges disponibles en bordure du réservoir Choinière. Si le niveau d’eau est favorable, on peut voir une dizaine d’espèces en une seule journée. Les visiteurs réguliers sont le pluvier argenté, le chevalier solitaire, le bécasseau de Baird ainsi que d’autres espèces plus communes. Dans le passé, la barge hudsonienne, le bécasseau d’Alaska et le phalarope à bec étroit y ont aussi fait escale.

En septembre, la migration des passereaux bat son plein. Les parulines à calotte noire et à couronne rousse, de même que les bruants de Lincoln et à couronne blanche, font halte au parc. En octobre, les derniers oiseaux de rivage sont sur le point de s’en aller alors que les canards se rassemblent sur le plan d’eau.Balbuzard

Chaque automne voit défiler les trois espèces de grèbes ainsi que les macreuses, les harles, les garrots et les fuligules. La lunette d’approche est presque indispensable pour bien apprécier tous ces oiseaux. En automne, également, le pygargue à tête blanche et le balbuzard pêcheur s’observent régulièrement, perchés en bordure du plan d’eau ou y pêchant.

La saison des irréductibles

L’hiver, le parc se découvre bien à pied, en raquettes ou en skis. Sa forêt mixte accueille, entre autres, le bec-croisé bifascié et le grimpereau brun. Le pic à dos rayé y a déjà séjourné quelques semaines durant cette période.

La saison de toutes les sonorités

Le printemps célèbre le retour des oiseaux. L’ornithologue voudrait être partout à la fois pour renouer avec chaque espèce. Les migrateurs de passage ne s’attardent pas longtemps. En avril, les grèbes esclavon et jougris, la mouette de Bonaparte et le bruant fauve font escale en route vers leurs territoires de nidification. En mai, Bécassine de Wilsonc’est le tour des parulines tigrée et à poitrine baie.

Pendant ce temps, les nicheurs choisissent leurs territoires de reproduction. Les oiseaux arborent leurs plus beaux plumages et chantent à tue-tête. Les multiples habitats du parc permettent de côtoyer autant le grand héron, que le canard branchu, la gélinotte huppée, la bécassine de Wilson, le troglodyte mignon et la paruline des pins.

Un lieu de predilection

Un lieu de prédilectionLe parc national de la Yamaska constitue un site incontournable pour l’observation des oiseaux, avec ses 244 espèces recensées au fil des ans.On ne sait jamais ce que peut réserver une promenade. C’est un territoire à parcourir encore et encore.