Précédent
English
Fiche de connaissances

La gestion de l’eau, une préoccupation régionale

Photo aérienne du réservoirLe paysage général du parc est marqué d’une transformation majeure survenue en 1977, celle de la création du réservoir Choinière. Tenter d’imaginer, plus de trois décennies plus tard, ce que seraient les attributs du parc sans ce grand plan d’eau est un exercice un peu déconcertant. L’histoire de l’un s’imbrique étroitement dans l’avènement de l’autre.

D’une réserve d’eau à la naissance d’un parc

Article sur le manque d'eau dans le journal La Voix de l'Est, août 1975Le réservoir Choinière prend place sur 466 ha de territoire, dans la vallée où serpentait la rivière Yamaska Nord, devenue tributaire principal et émissaire unique. Grâce à l’aménagement de deux murs de pierre, ce plan d’eau artificiel a permis de stabiliser l’écoulement de cette petite rivière et, par le fait même, de sécuriser l’approvisionnement en eau de la ville de Granby. Cette dernière y puise son eau 6 km plus loin en aval.

Par le passé, cette agglomération a subi les variations saisonnières du niveau de l’eau, surtout pendant la période estivale d’étiage, alors que le débit de la rivière était très faible. La situation est devenue critique dans les années 1960 et 1970, comme en font foi les grands titres de journaux de l’époque.

Offrant un potentiel récréatif indéniable, dans une région peu pourvue en lacs, l’aménagement du réservoir Choinière a contribué à la création du parc en 1983. Depuis, le plan d’eau et le parc sont devenus une destination pour de nombreux vacanciers en quête d’une oasis rafraîchissante.

La gestion d’une ressource vitale

La surveillance quotidienne des niveaux d’eau du réservoir Choinière revient au personnel du Centre d’expertise hydrique du Québec, une division du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Le barrageFaites en béton armé, les installations d’évacuation et de contrôle de l’eau sont intégrées à même le barrage Choinière, bien visible à partir du secteur de la plage. Le cœur de l’ouvrage de contrôle est un immense puits dans lequel se trouvent les vannes qui permettent de régulariser le débit de la rivière. Ce puits est doté de deux déversoirs libres servant à évacuer le trop-plein du réservoir lors des crues.

La pleine capacité du réservoir Choinière est atteinte au printemps, alors qu’il emmagasine plus de 36 millions de mètres cubes d’eau. Durant cette période, l’excédant d’eau s’écoule librement par-dessus les déversoirs, dans le puits d’évacuation, puis dans la rivière Yamaska Nord située à ses pieds. Les deux vannes de service sont maintenues fermées de façon à réduire la crue en aval. La profondeur maximale du réservoir atteint alors près de 15 m dans l’ancien lit de la rivière et sa profondeur moyenne s’établit à environ 6 m.

Au fur et à mesure que s’engage la saison estivale, le niveau du réservoir s’abaisse. L’ouverture des vannes de service devient nécessaire pour maintenir un débit minimal de sortie de 1,5 m3/s. Ce volume d’eau est suffisant pour répondre à la demande des citadins, commerces et industries de la ville de Granby. L’automne venu, le niveau du réservoir atteint son minimum annuel. Il est maintenu ainsi durant la saison froide afin de contenir, au besoin, les risques d’inondation provoquée par une fonte soudaine des neiges.

Le contrôle et la redistribution saisonnière de cette grande réserve d’eau sont des opérations rendues perceptibles par les changements de niveau du littoral. Les niveaux d’eau montrent une amplitude de 2 m à 3 m entre la crue printanière et l’étiage d’automne. Pour le visiteur occasionnel, l’étendue de la plage et la configuration générale du plan d’eau offrent un aspect différent tout au cours de l’année.

Pour curieux…

Pour en savoir plus sur l’histoire du réservoir Choinière et le contexte régional de la gestion de l’eau, vous êtes convié à assister à l’activité « Quand l’eau envahit une vallée ». Consultez la programmation des activités de découverte pour connaître l’horaire des présentations.